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Une
rareté de la période suédoise d'Ingrid Bergman,
où une jeune femme est amoureuse est confrontée au drame de
l'avortement.
Lena Bergström est la fille d'un journaliste vieillissant qui,
dans son journal, déplore à longueur de colonnes la
baisse de la natalité, son autre sujet favori étant
la nuit de la Saint-Jean, la grande fête suédoise du
printemps. De son côté, Lena travaille comme secrétaire
chez Johan Borg, un chef d'entreprise malheureux en ménage
dont elle est désespérément amoureuse. Borg pense
qu'un enfant pourrait sauver son couple, mais sa femme Clary s'y refuse
obstinément. Lorsqu'elle découvre qu'elle est enceinte,
elle se fait avorter par un charlatan. Mais l'affaire est mise à
jour et Madame Borg tombe dans les mains d'un maître-chanteur.
Malgré sa déception, Johan Borg est prêt à
payer la somme exigée. La remise de l'argent donne lieu à
une altercation et Madame Borg tue le maître-chanteur d'un coup
de revolver...
C'est
mon choix
Ingrid
Bergman incarne ici une jeune femme aimante et loyale qui défend
son amour sans restriction : un genre de rôle qu'elle avait
déjà tenu dans ses premier films suédois (voir
Intermezzo et Visage de femme). Dans la Nuit de la Saint-Jean, elle
apparaît encore plus forte et plus énergique, telle
qu'elle était elle-même dans sa vie privée.
On peut aujourd'hui émettre des réserves sur la manière
dont le film traite le thème de l'avortement, mais il faut
garder présent à l'esprit qu'il avait le courage d'aborder
un sujet qui, à l'époque, était totalement
tabou dans la production cinématographique de presque tous
les pays. Après des années de censure, le film sortit
aux Etats-Unis en 1941. Le New York Daily News écrivit alors
: "Ce film suédois possède en tout cas une qualité
d'émotion indéniable et est servi par des acteurs
d'une grande sincérité. C'est une uvre qui fera
parler d'elle dans le monde entier !"
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