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Samedi 29 mars 2003 à 20h15

D’une rive à l’autre
Le pont des Chaînes de Budapest

Documentaire, Allemagne 2002, 26 minutes, Viktor Stauder
Première diffusion en France et en Allemagne

Dès 1776, un pont constitué de 46 éléments flottants reliait les villes de Buda et de Pest. Tous les ans, il était démonté au début de l’hiver pour n’être réinstallé qu’au printemps. Ainsi, pendant de longs mois, l’unique voie de communication entre les deux villes était coupée, limitant les contacts entre les habitants, et paralysant presque le commerce, autrement prospère pendant le reste de l’année.


Au milieu du XIXe siècle, seuls les Anglais utilisaient le fer comme matériau de construction. Sur le continent européen, les ponts étaient supportés par plusieurs piles, souvent en bois ou en pierre. Mais on hésitait à employer ces matériaux classiques pour bâtir un ouvrage sur un fleuve comme le Danube, charriant de gros blocs de glace. Qui plus est, les piles n’auraient guère résisté à l’embâcle de ce cours d’eau.

Aujourd’hui dans Budapest, neuf ponts franchissent le Danube. Chacun a un mode de construction, un style architectural et une histoire qui lui est propre. Le plus ancien et le plus célèbre de tous est le « Pont des Chaînes ».

Construit en 1826 par des Anglais, le premier pont à chaînes en fer enjambait le détroit de Menai (Pays de Galle). Le Pont Széchenyi de Budapest, également nommé Pont des Chaînes, est lui aussi l’œuvre d’ingénieurs anglais. William Tierney Clark en a conçu les plans et Adam Clark en a supervisé les travaux. Le principe consistait à ériger un pont suspendu ne reposant que sur deux grosses piles. La structure de 375 m de long et de 12,5 m de large fut inaugurée en grande pompe le 30 novembre 1949.

Comme tous les ponts de Budapest, ce pont a été détruit durant l’hiver 1944/45. Reconstruit à l’identique, l’édifice a été ouvert en 1949, soit cent ans après sa construction initiale.

Aujourd’hui plus que jamais, le pont des Chaînes est un emblème important pour Budapest. Il symbolise l’émergence d’une nouvelle identité nationale.



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