Merci de patienter, chargement de la page.


Le CNRS

Nous voulons le CNRS et le laboratoire 1834 pour nous avoir la permission d'utiliser une séléction des images présentes dans la photothèque.

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) est un organisme public de recherche fondamentale (Etablissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Recherche). Il produit du savoir et met ce savoir au service de la société.
Avec 25 000 personnes (dont 11 400 chercheurs et 13 600 ingénieurs, techniciens et administratifs), un budget qui s’élève à 2 532,779 millions d'euros TTC pour l’année 2002, une implantation sur l’ensemble du territoire national, le CNRS exerce son activité dans tous les champs de la connaissance, en s’appuyant sur 1256 unités de recherche et de service.

Soixante ans de recherches fondamentales 
 
Créé par un décret du Président de la République Albert Lebrun, le 19 octobre 1939, alors que la France est déjà entrée dans la deuxième guerre mondiale, le CNRS a pour vocation, à cette époque, de regrouper tous les organismes d’État, non spécialisés, de recherche fondamentale ou appliquée, et de coordonner les recherches à l’échelon national. Il est le fruit de la clairvoyance et de la persévérance de quelques scientifiques, parmi lesquels Jean Perrin, prix Nobel de physique en 1926. Ce dernier est à l’origine de la fusion de la Caisse nationale de la recherche scientifique avec l’Office national des recherches scientifiques et des inventions en 1938. Et c’est ce Centre national de la recherche scientifique appliquée, ainsi créé, qui devient, en 1939, le Centre national de la recherche scientifique.

Une réponse aux questions de la société 
 
Au cours des années 1970, l’intérêt pour des recherches finalisées s’affirme avec la création du département des sciences pour l’ingénieur. Sa vocation : développer une recherche fondamentale susceptible de répondre aux problèmes posés par les industriels. Les années 1980 sont marquées par une évolution des découvertes scientifiques, souvent à la croisée de diverses disciplines. La science évolue, le CNRS également : il inaugure une politique d’actions interdisciplinaires de recherche. Ces dernières réunissent, sur un thème donné, des chercheurs de disciplines scientifiques différentes, qui tentent de répondre aux questions posées par la société à la science. La santé, l’énergie, l’environnement en sont des exemples.




Dans le même temps, le CNRS s’ouvre aux autres organismes de recherche, tel l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ou, plus récemment, à l’industrie en créant des unités mixtes, gérées conjointement par le CNRS et une entreprise publique ou privée. Intensifiant ses partenariats et participant à l’effort national d’optimisation des moyens de la recherche publique, le CNRS est le premier des organismes nationaux de recherche à s’ engager dans la «contractualisation» au cours des années 1990. Le coeur du dispositif mis en place entre tout établissement d’ enseignement supérieur qui le souhaite, le ministère chargé de la recherche et le CNRS est l’élaboration et la signature d’un contrat de partenariat quadriennal, dans lequel les partenaires s’engagent, pour quatre ans, sur un programme scientifique précis, un budget et des modalités de mise en oeuvre.

Des chercheurs de talent 
 
De très nombreux chercheurs éminents ont travaillé, à un moment de leur carrière, dans des laboratoires soutenus par le CNRS.
Plusieurs d’entre eux ont été récompensés par le prix Nobel :
Jean Perrin, fondateur du CNRS, prix Nobel de physique 1926,
Frédéric Joliot-Curie, premier directeur général de l’après-guerre, prix Nobel de chimie 1935.

Plus récemment :
en physique : Alfred Kastler (1966), Louis Néel (1970), Pierre-Gilles de Gennes (1991), Georges Charpak (1992), et Claude Cohen-Tannoudji (1997),
en chimie : Jean-Marie Lehn (1987),
en biologie et médecine : les pastoriens André Lwoff, Jacques Monod et François Jacob (1965), Jean Dausset (1980),
en économie : Maurice Allais (1988).
En mathématiques, science pour laquelle il n’existe pas de prix Nobel, le CNRS a accueilli, au cours de leur carrière, des chercheurs qui ont été récompensés par la plus haute distinction pour les mathématiciens : la médaille Fields. Il s’agit de Jean-Pierre Serre, René Thom, Alexandre Grothendieck, Alain Connes et Laurent Schwartz. Quant à Pierre-Louis Lions et Jean-Christophe Yoccoz, médaillés Fields 1994, ils travaillent tous deux dans des unités de recherche associées au CNRS.
Bon nombre d’éminents scientifiques se retrouvent au palmarès des médailles d’or, d’argent et de bronze du CNRS, attribuées chaque année, depuis 1954, à des chercheurs français de renom ou à de jeunes scientifiques prometteurs. Les derniers lauréats de la médaille d’or sont : Pierre Bourdieu, sociologue, en 1993, Claude Allègre, physicien du globe, en 1994, Claude Hagège, linguiste, en 1995, Claude Cohen-Tannoudji, physicien, en 1996, Jean Rouxel, chimiste, en 1997 et Pierre Potier, chimiste, en 1998. 
 




Présent dans tous les champs de la connaissance
Le CNRS est présent dans toutes les disciplines majeures regroupées au sein de huit départements scientifiques et de deux instituts nationaux : Physique nucléaire et corpusculaire (PNC), Sciences physiques et mathématiques (SPM), Sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC), Sciences pour l'ingénieur (SPI), Sciences chimiques (SC), Sciences de l'univers (SDU), Sciences de la vie (SDV), Sciences de l'homme et de la société (SHS) ; Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) et Institut national des sciences de l'univers (INSU).

Le CNRS développe, de façon priviliégiée, des collaborations entre spécialistes de différentes disciplines, et tout particulièrement avec l'université, ouvrant ainsi de nouveaux champs d'investigations qui permettent de répondre aux besoins de l'économie et de la société. Des actions interdisciplinaires de recherche sont notamment menées dans les domaines suivants : «Le Vivant et ses enjeux sociaux», «Information et connaissance»,« Environnement et énergie», «Matériaux et nanotechnologies», «Astroparticules».
Présent sur tout le territoire national
18 délégations en région assurent une gestion directe et locale des laboratoires et entretiennent les liens avec les partenaires locaux et les collectivités territoriales.
Ouvert aux partenariats
• 1 235 unités de recherche et de service dont 85 % en partenariat avec l’Enseignement supérieur et les autres organismes de recherche français ;
• 4181 brevets actifs, 497 licences et 2 800 contrats industriels en cours avec les entreprises ;
• 44 créations d’entreprises à partir de laboratoires CNRS en 1999 et 2000 ;
• 5 000 stagiaires étrangers accueillis dans les laboratoires, 81 accords de coopération avec plus de 50 pays, 197 programmes internationaux de coopération scientifique, 17 laboratoires européens associés et 4 groupements de recherche européens, 13 jumelages de laboratoires et 6 laboratoires mixtes internationaux (Grenoble, Tokyo, Princeton, Singapour, Santiago, Dalian en Chine) ;
• des représentations à Tokyo, Washington, Pékin.




Maurice Godelier

La direction générale du CNRS vient d'attribuer la Médaille d'Or du CNRS pour l'année 2001 à Maurice Godelier, directeur d'études de classe exceptionnelle à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Anthropologue de réputation internationale, Maurice Godelier est un spécialiste des sociétés d'Océanie. Entre 1967 et 1988 il a vécu parmi les Baruya, une tribu des hautes terres de la Nouvelle-Guinée à laquelle il a consacré de nombreuses enquêtes de terrain. Outre ses recherches sur l'Océanie, illustrées par de nombreuses publications et la production de films, Maurice Godelier a exploré plusieurs domaines essentiels, la part idéelle des rapports sociaux, la distinction entre l'imaginaire et le symbolique et récemment la distinction entre choses que l'on donne, choses que l'on vend, choses que l'on ne peut ni vendre ni donner. Mais il a également consacré une part importante de son activité à la politique scientifique. Il a été directeur scientifique au CNRS, responsable du département des Sciences de l'homme et de la société de 1982 à 1986. Il est actuellement membre du Conseil national de la science et vice-président du Conseil national de coordination des sciences de l'homme et de la société. Il est par ailleurs chargé par le Premier ministre d'une mission pour dresser l'état des lieux des sciences humaines et sociales en France et promouvoir leur développement dans le cadre de la construction de l'Espace européen de la recherche.

Maurice Godelier est né le 28 février 1934 à Cambrai. Entré premier à l'Ecole normale supérieure de Saint Cloud, il est agrégé de philosophie, licencié en psychologie et licencié en lettres modernes. Il entre à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en qualité de chef de travaux auprès de Fernand Braudel puis devient maître-assistant de Claude Levi-Strauss, alors professeur d'anthropologie au Collège de France. En 1975, il est nommé directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.




Philosophe de formation, Maurice Godelier s'est très vite intéressé à l'économie. Dès 1966, il publie chez Maspero un ouvrage consacré à la notion de Rationalité et irrationalité en économie. Il est alors en France l'un des fondateurs de l'anthropologie économique.
La carrière de chercheur de Maurice Godelier sera profondément marquée par sa rencontre avec les Baruya, une société sans classes et sans état, découverte par les australiens en 1951 et caractérisée par une très forte inégalité entre les sexes et de nombreuses institutions au service de la domination masculine. Il a pu observer et analyser les transformations de cette société d'agriculteurs-chasseurs qui, très rapidement, est entrée dans l'économie de marché, s'est retrouvée intégrée dans un état imposé par l'occident et exposée au prosélytisme missionnaire des églises chrétiennes. Mais parallèlement à ces recherches liées au terrain, Maurice Godelier a exploré plusieurs domaines essentiels pour le développement des sciences sociales : Une réflexion sur les composantes " idéelles " des rapports sociaux, sur la distinction nécessaire entre l'imaginaire et le symbolique, sur la part du corps dans la constitution du sujet social et plus récemment sur la distinction entre les choses que l'on vend, les choses que l'on donne et celles qu'il ne faut ni vendre ni donner mais transmettre.

Ces travaux ont donné lieu à la publication d'une série d'ouvrages, traduits pour la plupart dans de nombreuses langues. Citons :

- La production des Grands Hommes. Pouvoir et domination masculine chez les Baruya de Nouvelle Guinée. Ed. Fayard (1982). Prix de l'Académie française.
- L'idéel et le matériel. Ed. Fayard (1984).
- L'énigme du don. Ed. Fayard (1996)
- La production du corps. Approches anthropologiques et historiques et Le corps humain, supplicié, possédé, cannibalisé. Textes rassemblés et édités par Maurice Godelier et Michel Panoff. Amsterdam, Archives contemporaines (1998).
Maurice Godelier a collaboré en tant que conseiller scientifique à la réalisation de plusieurs films sur les Baruya : Planète Baruya (1976), réalisé par le cinéaste australien Ian Dunlop, ainsi que les deux films réalisés par Marek Jablonko et Stephen Olsson, cinéastes, et Allison Jablonko, anthropologue (Etats-Unis) : To find the Baruya story et Son nom est venu avec des flèches (1982).




Il est également l'auteur avec Jacques Kerchache d'un cédérom :

- Chefs d'œuvre et civilisations - Afrique, Asie, Océanie, Amériques qui a reçu en 2000 le "Best of" des cédérom culture ainsi que l'Eurêka d'Or.

Il a par ailleurs publié plus de deux cents articles dans différentes revues françaises et étrangères.

Outre son activité de chercheur, Maurice Godelier s'est toujours impliqué fortement dans la politique scientifique. En 1982, Jean-Pierre Chevènement alors ministre de la Recherche et de l'industrie, le charge d'une mission destinée à faire des propositions de réformes des sciences humaines et sociales en France. Ses propositions sont présentées dans un rapport de 600 pages intitulé : Les Sciences de l'Homme et de la Société en France. Analyse et propositions pour une politique nouvelle. La Documentation française (1982). Elles préconisent la fin de la division entre humanités et sciences sociales et la création d'un unique département scientifique au CNRS : le département des Sciences de l'homme et de la société. Maurice Godelier en devient le directeur de 1982 à 1986. En 1995, il crée le Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie (CREDO) qu'il dirige jusqu'en 1999. De 1997 à 2000, il est directeur scientifique du Musée du Quai Branly.

Maurice Godelier est Officier de la Légion d'Honneur. Il est lauréat du Prix de l'Académie française (1982) et du Prix international Alexander von Humboldt en sciences sociales (1990).



360° - Geo
ARTE Info
ARTE Reportage
ARTE Sciences
ARTE et le Cinéma
ARTEPro
ARTEradio
Actualité Cinéma
Actualité DVD
Almodovar
Angkor
Architectures
Art Brut
BERLINALE 2004
Baal
Barte, présentateur virtuel
Boutique
Building Big
Buster Keaton
Cathédrales
Chaplin
Chine
Chine
Chine
Concert Beethoven
Contact/Forum
Court Métrage
Court-Circuit
Cuisines des terroirs
Cultures Electroniques
Danse
David Zinman dirige...
De quoi j'me mêle
Dennis Hopper
Die Nacht/La Nuit
Diva !
Elargissement de l’UE
Fahrenheit
Festivals
Fiction
Films Noirs
Francis Bacon
Freud
Heiner Goebbels
Histoires de théâtre
Hors Ecran
Interviews
J.S. Bach : Passion
Jean Gabin
Karambolage
L'univers des sens
LOLA
La falaise
Le Forum des Européens
Le Japon
Le Journal de la culture
Le cerveau
Le dessous des cartes
Le grand Quiz
Les Choses de la vie
Les mercredis de l'histoire
MangARTE
Metropolis
Miracle de Berne
Music Planet 2Nite
Météo
Newsletter
Objectif marathon
Offres d'emploi
Opéra
Opération lune
Origine du christianisme
Ozu
Princesse Marie
Procès Dutroux
Projet interactif "Web-Kam"
Robert Redford
Schizophrénie
Sens Dessus Dessous
Sexe des femmes
Surprises/Jeux
Sylva
Sélection Livres
Tempête sur l'Europe
Tous manipulés?
Tout sur ARTE
Tracks
Trains de légendes
Violinissimo !
Voyages, voyages