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Le Musée de l'Homme à Paris.

Horaires et tarifs :
Tous les jours, sauf mardi et jours fériés
De 9h45 à 17h05
Tarif: 5 euros
Tarif réduit: 3 euros
Adresse et accès :
Palais de Chaillot
17 place de Trocadéro 75016 Paris
Métro: Trocadéro
Bus: 22,30,32,63,72,82
Réservation et informations :
Téléphon: +33 (0)1 44 05 72 72

Nous tenons à remercier M. Christian Coiffier responsable du département Océanie au Musée de l'Homme à Paris. Il nous a accordé l'autorisation d'utiliser certaines de ses nombreuses images prises en Nouvelle Guinée (voir l'Album Photo), il a également fait preuve de disponibilité en répondant à nos questions(voir Art-Architecture) et nous a permis de visiter la belle exposition Le Voyage de la Korrigane dans les Mers du Sud (voir Bibliographie). Nos remerciements vont également à M. Lionel Gauthier, responsable du service Presse et Communication.

LE VOYAGE DE LA KORRIGANE DANS LES MERS DU SUD
Jusqu'au 9 septembre 2002

Comme le souligne Jean-Claude Moreno, cette exposition organisée par le laboratoire d’ethnologie du Museum national d’histoire naturelle au musée de l’Homme, illustre sous la forme d’un dialogue avec les sociétés océaniennes le thème de la collecte.
En 1938, une première exposition avait déjà eu lieu sur le voyage de La Korrigane à l'occasion de l’inauguration du Musée de l’Homme. Plus de 60 après, l’attrait et la beauté des objets collectés dans les îles du Pacifique gardent tout leur pouvoir de fascination.
Le 28 mars 1934, le yacht La Korrigane quitte le port de Marseille pour un tour du monde de deux ans. A son bord, neuf hommes d’équipage et les cinq membres de l’expédition : Etienne et Monique de Ganay, Charles et Régine van der Broek, ainsi que Jean Ratisbonne.
Si les membres de l’expédition collecteront au final plus de 2500 objets et réaliseront des milliers de photographies, Christian Coiffier, commissaire principal de l’exposition, précise toutefois que ce périple maritime « évoque plus les croisières de luxe qu’une réelle expédition scientifique ». A ce titre, les organisateurs de l’expédition n’ont pas omis de s’interroger sur « la légitimité des collectes ethnographiques dans les sociétés océaniennes et sur l’évolution de leur parcours historique au sein des institutions publiques ou privées dans les sociétés occidentales ».
L'exposition est divisée en trois sections, Le Voyage de la Korrigane s’intéresse tout d’abord au contexte historique et scientifique du voyage, présente ensuite l’itinéraire des navigateurs par le biais des objets collectés et s’attache enfin à rendre compte et illustrer les résultats scientifiques et artistiques de la mission.
A travers une sélection de quelques deux cents pièces de la collection La Korrigane , augmentée de prêts émanant du Musée des Arts africains et océaniens, du musée de la Marine ou encore de quelques collectionneurs privés, c’est toute la diversité culturelle océanienne qui est ainsi proposée au visiteur. Des Marquises aux îles Fidji, de la Nouvelle-Calédonie aux îles Salomon, en passant par le Vanuatu, les îles de l’Amirauté et la Nouvelle-Guinée, Le Voyage de la Korrigane permet à tout un chacun de prendre la mesure de la richesse et de l’originalité des productions culturelles et artistiques océaniennes, dont l’influence sur l’art moderne et contemporain demeure aujourd’hui encore d’actualité.




Biographie Christian Coiffier

Architecte de formation, Christian Coiffier a poursuivi des études
d'anthropologie à l'E.H.E.S.S.(Ecole des Hautes Etudes en Sciences
Sociales). Il a soutenu, en 1994, une thèse de doctorat en anthropologie
sociale et ethnologie. Depuis plus de vingt ans Christian Coiffier poursuit
des recherches sur les relations qu'entretiennent une population de pêcheurs
de la vallée du fleuve Sépik, en Papouasie Nouvelle-Guinée, avec leur
environnement végétal, ceci au travers l'étude de leurs techniques.
Maître de Conférences du muséum national d'histoire naturelle de Paris,
Christian Coiffier a publié de nombreux articles scientifiques et un livre
"Traditional architecture in Vanuatu". Il est secrétaire général adjoint de
la Société des Océanistes, membre du conseil scientifique du musée de Tahiti
et des îles,Te fare iamanaha, membre du conseil d'administration de
l'Association des Arts du Pacific, membre élu du Comité National du CNRS
(section 38). Depuis 1997, Christian Coiffier est chargé des collections
océaniennes au musée de l'Homme, il est actuellement commissaire général de
l'exposition "Le voyage de La Korrigane dans les mers du Sud".


MUSÉE DE LA VIEILLE CHARITÉ

La Vieille Charité 2, Rue de la Charité
13002 Marseille
Tél 04.91.56.28.38
Ouvert tous les jours de 10h à 17h

Cet édifice mis en construction en 1671 abrite aujoud’hui diverses activités à vocation scientifiques et culturelles, telles que l’Institut National de l’Audiovisuel, la Maison de l’Image, l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, un centre de documentation du CNRS, le Musée d’archéologie méditerranéenne et la Direction des Musées de Marseille qui y organise diverses manifestations et expositions.
En 1640 la ville est propriétaire d’un terrain près de la Vieille Major et Marseille qui est en pleine expansion dans le domaine portuaire est envahie par une population en quête de travail et arrivant de toute part. Elle se trouve alors dans l’obligation de loger ces démunis et décide de l’ouverture d’un établissement à vocation hospitalière. Le projet est confié à l’architecte du roi Pierre Puget enfant du quartier. Construit en pierre rose et blanche de la carrière de « la Couronne » la Charité se compose de quatre ailes fermées sur l’extérieur ouvert par des galeries sur l’intérieur donnant sur une cour au centre de laquelle s’élève la chapelle de style baroque italien. Le projet étant financé par des dons irréguliers, le chantier s’arrête en 1745.
Pendant plus de 100 ans les démunis y seront accueillis et y recevront des formations qui leur permettront de retrouver du travail. Elle deviendra ensuite un hospice. Au début des années 1940 l’architecte Le Corbusier s élève contre l’abandon de l’ensemble.
Celui ci sera alors classé monument historique en 1951. Il a depuis fait l’objet de magnifiques travaux de restauration.

C'est aujourd'hui un centre polyculturel accueillant des expositions, le Musée d'Art Africain Océanien Amérindien, et le musée d'Archéologie Méditerranéenne.  



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