
La Biographie de Paul van Dyk
En dépit de nombreuses distinctions internationales et du délire qu’il provoque dans les méga raves, Paul van Dyk ne se considère ni comme une star ni comme le tambourineur d’une génération, et sûrement pas comme un « Dieu-Jockey ». Simplement, il cherche à séduire son public, à l’inspirer, à l’entraîner. Pour ce faire, la musique est son instrument. Il remixe des morceaux d’autres groupes, produit ses propres titres et ceux d’autres musiciens. Il vient d’écrire sa première musique, pour « Lefty’s Hand », premier long métrage du metteur en scène mexicain Carlos Salces. Depuis deux ans maintenant, il gère avec succès sa propre maison de disques, « Vandit Records ».
Paul van Dyk est né le 16 décembre 1971 à Eisenhüttenstadt. Il passe son enfance et son adolescence dans le Berlin-Est communiste. La radio et à la télévision lui permettent une première approche des milieux musicaux ouest-allemands ; à l’époque, il n’existe aucun « club » en RDA. Il est particulièrement séduit par des groupes tels que « The Smith » et « New Order ».
Dès la chute du Mur, en 1989, une « culture club » va gagner le Berlin réunifié. La hard techno de Detroit occupe le devant de la scène musicale. Paul van Dyk, charpentier de formation, a alors 18 ans. Il explore des formes d’expression innovantes et plus émotionnelles. Il dispose de deux antiques platines qui lui permettent de réaliser ses premiers mixages en accord avec sa conception de la musique. Peu après, en mars 1991, il se produit pour la première fois en public aux platines du « Berliner Tresor ».

En 1992, « Perfect Day » est réalisé avec Cosmic Baby sous l’appellation « Visions of Shiva ». Cette première production, parue sous le label indépendant MFS de Berlin, met sur les rails sa carrière de DJ.
En 1993, son remix de Humate « Love Stimulation » est le tube de l’année dans les clubs. L’année suivante, paraît son premier album « 45 RPM », tandis qu’il occupe désormais une place de DJ attitré au légendaire « E-Werk ».
Viennent ensuite plus de 30 remix pour des artistes de renom, dont Inspiral Carpets, Sven Väth, Curve et New Order, et son second album, « Seven Ways » sort en 1996.
Paul van Dyk reste aux platines de l’« E-Werk » de Berlin, jusqu’à la fermeture du club en 1997, et fait venir aux commandes de ses soirées la fine fleur des DJ internationaux comme Sasha, Nick Warren, John Digweed ou Francesco Farfa.
En 1999, le contrat qui liait Paul van Dyk à MFS est rompu par suite de différends juridiques. Avec son équipe, il fonde alors le label « Vandit » pour donner à des artistes innovants la possibilité de se faire connaître.
La même année, le DJ-Magazine anglais le sacre meilleur producteur mondial de techno house ; il se voit décerner le « Best International DJ Award » aux Music Awards de Londres, de même qu’il est reconnu « Best international DJ » par le magazine « Ministry of Sound ».
En Angleterre, Deviant-Records est l’éditeur musical de Paul van Dyk. C’est d’ailleurs cette maison qui a eu l’idée du triple CD « Vorsprung Dyk Technik », sorti en 1998. Ce 33 tours, compilation la plus complète des remixages de Paul van Dyk, a remporté un disque d’argent.
L’album de Paul van Dyk « Out There And Back » sort en juin 2000 chez Vandit/Universal et se hisse d’emblée à la 19e place des meilleures ventes en Allemagne.
Il vient d’achever la musique du film mexicain « Mano del Zurdo ».
A l’ordre du jour : les remixages de Paul van Dyk pour « Club Attack » de Solid Sleep et un remixage de « Never Fuck » de Romanthony.
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