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Emission du 15 février 2000 | |
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Peau Une main toute simple. Il nous arrive de poser notre front dessus, gagnés par la fatigue. C'est alors la surface de notre peau qui apparaît de tout près. Enveloppe du corps, frontière vivante entre l'intérieur et l'extérieur, entre l'humide et le sec, la peau est un assemblage de cellules régulières. Elle est couverte d'un réseau de sillons et de plateaux. Les sphères translucides sont des gouttes de sueur parvenues à la surface à travers les pores. La peau ainsi se déforme, respire et transpire, éliminant certains déchets du corps. Ce paysage tourmenté est notre épiderme, grossi 150 fois. Les couches de cellules y sont en constant renouvellement. Elles sont déjà mortes quand elles atteignent la surface, sont éliminées et remplacées par les cellules des couches plus profondes. Voici un poil, grossi environ 180 fois. Sa racine, invisible à l'image, se perd dans l'épiderme. Une légère coupure, cette zone grise au centre de l'image, nous permet de distinguer les différentes couches de cellules qui forment l'épiderme. En profondeur, des cellules vivantes dont on distingue ici certains des noyaux, ces bulles régulières en bas de l'image. Au-dessus, des cellules plates, vidées de leur contenu, constituent la couche supérieure de l'épiderme. On trouve dans ces cellules une protéine très résistante : la kératine, présente également dans les poils, les ongles ou les dents. Les membranes accolées forment une barrière étanche et protectrice. Nous sommes au coeur de l'épiderme. Au centre de l'image apparaît comme un quartier de lune noir. C'est une sorte de bouton-pression dont le rôle est d'accrocher les couches de cellules les unes aux autres. Les bandes blanches sont des feuillets de lipides utiles pour limiter les échanges avec l'extérieur. Au-delà, plus rien de visible pour le moment. .
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| © 1998 ARTE G.E.I.E |