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Emission du 8 août 2000 | |
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Chat en boîte En 1935, pour pousser jusqu'à leurs extrémités les implications de la physique quantique, le physicien Irwin Schrödinger proposa le dispositif imaginaire suivant : on prend une boîte opaque munie d'un couvercle. A l'intérieur, on met un chat, une fiole de gaz mortel, un morceau de matériau faiblement radioactif, susceptible d'émettre une particule de temps à autre, et, juste au-dessus de la fiole, un détecteur de particules relié à un marteau. On ferme la boîte, par exemple pendant 5 minutes, et on ouvre. Si pendant ce délai, une particule est émise, le détecteur fait tomber le marteau sur la fiole, celle-ci éclate, et le chat est mort. Sinon, il ne se passe rien. Pendant le temps où la boîte reste fermée, il existe une probabilité égale pour qu'une particule soit émise ou pas. Or, les lois de la physique quantique impliquent que dans la boîte fermée, et tant qu'elle restera fermée, il n'y a pas l'une ou l'autre possibilité, mais les deux en même temps : une particule à la fois émise et non émise, une fiole à la fois cassée et intacte, un chat à la fois mort et vivant. Ce n'est que le regard de l'observateur à l'ouverture de la boîte qui tranchera, ce n'est qu'à ce moment que la réalité double deviendra réalité unique. Si le paradoxe d'une particule émise et non émise n'a pas de quoi passionner les foules, un chat mort-vivant, par contre, frappe plus facilement les imaginations. C'était bien là le but recherché, il fut atteint.
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