Regardez
: Mouche
Deux ailes
membraneuses, transparentes à la lumière du jour. Elles appartiennent
à une mouche du vinaigre, une drosophile, qui préfère les fruits bien
mûrs pour s'en nourrir et y pondre ses œufs.
Voici la tête
du monstre...
Sur les cotés, les deux demi globes sont ses yeux, formés de six à sept
cents facettes, des lentilles hexagonales organisées comme des rayons
de ruche.
Entre les yeux, les deux orifices ne sont pas des narines mais des antennes.
Elles se prolongent par ces sortes de branches sensitives qui réagissent
aux mouvements environnants.
La mouche est
recouverte de poils. Ils ont de nombreuses fonctions, notamment de réagir
aux plus petites vibrations de l'air qui se produisent à proximité.
Voici la trompe, et son orifice. De gros poils en surface lui servent
à goûter les aliments : si le mets lui convient, elle va y poser ses deux
lèvres verticales.
Les petits fragments de surface de son repas sont alors littéralement
aspirés par ces structures alvéolées, ressemblant à du papier gaufré,
et qui agissent comme une éponge.
L'aliment remonte ainsi dans cette trompe pour rejoindre le système digestif.
Au fond de cette trompe, de nombreux sucs digestifs sont déversés. Ils
proviennent des glandes salivaires.
En voici une, prélevée sur une larve, dont les structures sont plus visibles
que chez l'adulte. En rouge, les cellules de la glande régulièrement réparties
autour de la ligne verte qui est le canal par lequel le suc est sécrété.
En s'approchant d'un noyau de cellule, on distingue bien ses chromosomes,
support de l'hérédité. La drosophile est réputée pour ses énormes chromosomes,
facilement accessibles.
C'est ce qui fait d'elle une vedette des études génétiques, l'une des
premières espèces dont la cartographie des gènes a été possible.
Notre microscope a maintenant atteint ses limites.
Au-delà, rien de visible pour le moment.