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Figures
de l'excès
Pourquoi
l'horreur fascine-t-elle ? Comment violence ou mort peuvent-elles
être conjurées par la beauté plastique ?Alain
Jaubert enquête sur le sens de cette fascination et nous entraîne
dans l'atelier de Bacon à Londres. Comment montrer le drame
humain sans le raconter ? Voici l'une des questions que Francis
Bacon n'a cessé de se poser, au travers de toiles qui ont
toujours une emprise violente sur le spectateur. L'atelier de Francis
Bacon est un spectaculaire chaos d'objets et d'images qui contraste
vivement avec l'ordre qui règne dans ses tableaux. Là
sont peut-être les clefs du triptyque auquel est consacré
ce film. Bacon présente beaucoup de ses peintures sous forme
de triptyque : une façon pour lui de détruire l'illustration
et la narration, et de mettre en scène des personnages à
la fois triviaux et symboliques. Trois personnages sont donc dans
une même pièce mais sur des tableaux différents
: certains empruntent leur pose à la photographie, d'autres
à la statuaire classique. Que se passe-t-il ? Rien apparemment.
Pourtant, Trois personnages dans une pièce met en scène
un drame abstrait dont les ressorts secrets ont aujourd'hui une
étrange résonance.
Coproduction : La Sept ARTE, Centre
Georges Pompidou, Palette Production, avec la participation du CNC,
de la Procirep et du ministère des Affaires étrangères
(1996)
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