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Le regard captif
Parvenu
au terme de sa carrière, Ingres rassemble dans une toile
amoureusement préparée 25 femmes nues. Certaines évoquent
des femmes de sa vie. D'autres sont inspirées par des gravures
que le peintre collectionnait et qu'il reprenait régulièrement
pour ses tableaux. De la "Grande Odalisque" au "Bain
turc" , c'est une même fascination de l'Orient où
pourtant le peintre ne voyagea jamais. Dernière étape
du rêve, "Le Bain turc" a commencé par être
une toile rectangulaire. Il a été ensuite plusieurs
fois redécoupé par Ingres avant de devenir un "tondo",
un tableau circulaire dans la tradition de la peinture religieuse
classique. L'examen des archives abondantes du peintre à
Montauban et l'analyse en laboratoire permettent aujourd'hui de
reconstruire l'histoire d'un tableau qui suscita autant la fascination
- par exemple chez Picasso ou Man Ray - que la répulsion.
Paul Claudel voyait dans "Le Bain turc" "une galette
d'asticots".
Coproduction : La Sept ARTE, Delta Image,
Musée du Louvre (1991).
Grand
prix festival de l'audiovisuel muséographique Paris 1992
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